Etudiante en Art, j'ai commencé à être attirée par les lieux abandonnés
dès le lycée, où j'ai pu parcourir quelques friches. Ces lieux
devinrent vite une sorte de refuge où je pouvais me balader dans le
calme complet. Les bâtiments me fascinaient, ainsi que ce qu'ils
pouvaient renfermer tels des trésors oubliés.
Quelques années plus tard je rencontrais des gens pratiquant l'urbex et
qui m'emmenèrent avec eux dans des usines désaffectées de France.
Au cours de l'année 2008, tout s'est accéléré, depuis le rythme de
fréquentation de friches est hebdomadaire. J'y découvris ainsi tout
type de lieux abandonnés allant d'une simple maison de fleuriste à une
ancienne forge, ou encore un sanatorium. Cela m'a permis de réfléchir
sur le statut de friche, mais aussi tenter de décortiquer la
fascination contemporaine que nous avons pour que ce l'on peut
qualifier de "ruines".